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"Seelianes" est un roman fantasy urbaine (c'est comme ça qu'on dit ?) de Marie-Danielle Merca.
Synopsis :
Au début de cette aventure, je n’étais rien de plus qu’une jeune Réunionnaise qui découvrait l’Université. Dès le premier jour, je fis la rencontre des Siliconées, les reines de Young City, le genre de peste que tout le monde croise au moins une fois dans sa vie. Il m’était plus agréable d’admirer le regard émeraude de Cédric Eriac, le beau scientifique pour qui je fondais comme une glace au soleil. Mais tout cela c’était avant que je ne rencontre les Seelianes, que je devienne une cible pour les vampires, les fées maléfiques, les sorcières et les autres créatures ténébreuses.
Quand la réalité se mêla aux mythes et à la magie, je dus affronter une destinée hors du commun. Il m’a fallu jongler entre les cours, mes parents qui ne se doutaient de rien, un amoureux mystérieux, mes visions, les combats pour ma survie et ma petite soeur qui développait d’étranges pouvoirs... Bref, ce fut une première année bien remplie à Young City.
Je m’appelle Léa Marem. Je suis une Potentielle et mes amies sont des Seelianes...
Critique :
Trop court ! Bien trop court ! C’est la première chose que j’ai pensée à la fin de ce livre. Il y a une bonne raison à cela, Marie-Danille Merca n’approfondit pas
assez certains assez de son livre.
Pour commencer, ma grosse déception du livre : la Réunion. Je m’attendais à avoir plus de description de l’île. Cette attente était motivée par le fait que l’auteure est originaire de là-bas et
qu’en plus, j’y ai séjourné deux fois ! Mais pourquoi, ô pourquoi ne pas avoir plus mis en avant cette île ? (Marie-Danielle, je sais que tu liras ceci, cette question est pour toi). C’est un
lieu sublime, mélange de culture ! Mais je n’ai pas retrouvé grand-chose de ça dans le livre (surtout que j’ai séjourné à Etang-Salé-les-Hauts, à côté de Saint-Louis…) ! Et les marchés le matin ?
Et la plage (grande absente du livre) [d’ailleurs, quand un personnage est retrouvé en sang dans l’océan, pourquoi ne pas avoir parlé des requins et de la chance de ce perso de s’en être sortie
entier ?] ? Et la route du littoral pour aller à Saint-Denis ? Surtout que c’est un lieu enchanteur qui colle parfaitement à l’histoire. Bref, je pense que le livre aurait gagné en charme si
l’île avait été mise plus en avant.
Toujours liée à la Réunion, il a certains points qui nous perdent un peu : les « grandes » vacances en fin d’année. Il aurait fallu préciser que ces vacances n’ont pas lien en Juillet-Aout, mais
en Décembre-Janvier (si je ne dis pas de bêtises) à cause de la chaleur. Ce qui me fait parler du temps. C’est dommage là aussi que le ou plutôt les climats de l’île n’est pas été utilisé (car
contrairement à ce qu’on pourrait croire, on peut avoir TRÈS froid à la Réunion !). Dans la suite, s’il y en a une, je veux que le livre fasse exploser le tourisme sur l’île, OK ?
Bon, je vais continuer sur les mauvais points.
Hormis l’île, je trouve que l’ensemble du livre manque de description. Et j’insisterai beaucoup sur les personnages ! Hormis Cédric et un peu Léa, j’avoue avoir eu du mal à me faire une idée des
autres personnages. Pour Raya et Connie, je n’ai rien calqué des images des mes copines guyanaises… Et même pour le groupe des Siliconées, c’est même là que je trouve que c’est aussi super
dommage de ne pas avoir plus de description. Hormis miss Monde, difficile de se faire une idée des autres. De plus, j’ai eu un petit souci avec quelques prénoms (mais là, c’est vraiment du
ressenti personnel) : perso, j’aurai plus vu Raya asiatique et Connie africaine que l’inverse.
Ensuite, je trouve que les ressenties des différents personnages ne sont pas assez mis en avant. J’ai même trouvé que parfois, Léa passait un peu vite sur son propre ressenti ou ses réactions
sont excessives (comme lorsqu’elle s’enfuit, car Cédric et Miss Monde se roulent une pèle). Je pense que c’est une conséquence de l’écriture à la première personne, et pour le plus grand malheur
de l’auteur, j’ai lu avant Seelianes, un roman de Bram Stoker et là, je n’ai pas eu ce souci… (Oui, je sais c’est pas sympa de comparer un texte d’une jeune auteure avec celui d’un grand auteur
comme Stoker).
La vie à la fac manque aussi un peu de « vie ». Il n’y a pas assez d’anecdotes sur la vie estudiantine pour rendre le récit complètement crédible : le retard des bourses, les cours décalés au
dernier moment, les cours pas dans les bonnes salles, le resto U blindé, les voisins qui foutent le bordel le soir en chambre étudiante (non, ce n’est pas un ressentie de ma propre vie
d’étudiante).
Ensuite, deux trois ne remarquent pas bien méchantes : des profs de fac en grèves ? C’est assez rare, il aurait fallu donc une explication (solide). De plus, les relations profs-élèves sont un
peu bizarres… Perso, je n’ai jamais entendu parler de prof qui prenait des L1 (surtout quand ils sortent tout juste du bac) sous leur aile… Ca fait un peu trop « idéalisation » de la fac, mais
version américaine. À moins que ledit étudiant soit vraiment un surdoué. Toujours dans le même registre, un prof qui étudie les mythes et légendes, OK, mais à partie d’un blog… c’est limite : or
alors, c’est de la sociologie…
Un dernier point, mais qui n’est peut-être pas du ressort de l’auteure, ce sont, les renvoie, vers les mots réunionnais. C’est dommage qu’ils ne soient pas directement en bas de page ou signalé
avec une étoile.
Il y a aussi un changement un peu brusque entre l’ensemble du roman et l’avant-dernier chapitre. Je ne sais pas trop comment dire ça, mais j’ai eu l’impression d’une cassure dans la continuité du
récit…
Un petit point sur certaines choses que je n’ai vraiment pas aimé : pas mal d’anglicismes, et surtout l’utilisation du mot « bitch ». Je trouve que ça fait vraiment vulgaire ! Là vraiment, je
n’ai pas aimé (et pourtant, les gros mots, ça me connait). Pétasses seraient surement un peu mieux passé.
Mais rassurez-vous, il y a des bons points (respire Marie-Danielle, respire !!!)
Même si ça manque de descriptions, c’est génial que toute cette aventure ait lieu à la Réunion ! Comme je le disais dans la critique de « La Prophétie » d’Adeline Nessetonne, marre de voir les
choses se déroulées dans des grandes villes anglaises, américaines ou canadiennes ! Même à Paris, cela m’aurait gonflé. Non, nous sommes bien loin de tout ça dans ce roman !
Ensuite, c’est super d’avoir utilisé des contes et des récits réunionnais, surtout avec Gran Mèr Kalle ! Ça, c’est une super bonne idée, mais c’est dommage de n’avoir pas plus joué avec plus de
choses de ce registre.
Le mélange exotique de la Réunion et la mythologie prend super bien, à ma grande surprise ! Mais, je dois bien avouer qu’avec mes connaissances, j’ai perdu une partie du suspense (trop de savoir
tue la lecture parfois).
Une des choses que j’ai particulièrement appréciées, c’est l’histoire Léa-Cédric. L’auteure reste très pudique à ce sujet et je trouve ça très TRÈS bien ! C’est un premier amour : les personnages
(enfin, surtout Léa) se posent les questions d’une telle histoire, s’ils sont prêts à sauter le pas ! Je trouve ça bien, sans que cela tombe dans une ode à la virginité. Les personnages ne sont
pas sûrs, ne sont pas prêts : ils attendent le bon moment ! C’est le début histoire d’amour la plus crédible que je n’ai jamais lu ! Et vu comment je porte les histoires d’amours dans mon cœur,
l’auteure a fait fort !
On ressent aussi beaucoup les influences de l'auteure, à la fois (probablement) tiré de son passé ( issu de son propre vécu et de sa culture) et aussi de la culture
"young adult" de maintenant.
Au final, ce qui est un peu dommage avec ce livre, on ne sait pas trop à quel public il s’adresse vraiment. D’un côté, j’ai trouvé que c’était un peu « simple » pour des ados (ou jeunes adultes).
De l’autre, certains points ne correspondent pas à un public plus jeune (moins de 10 ans). Malgré ces défauts, ce livre se lit vite et bien. Il est plein d’originalité (je n’ai peut-être pas
assez parlé de ça) avec un univers très intéressant.
Et comme je suis un boulet, j’oublie de parler de la couverture que j’aime beaucoup et qui est très attractive.
Un dernier point : pourquoi utilisé le pronom Laura ? Bordel, j’ai horreur de lire mon nom dans un bouquin ! Ha !!!

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