Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 10:30

"Le cycle du Graal" de Jean Markale, se compose de deux volumes de quatre livres chacuns. Le premier livre s'intitule "La Naissance du Roi Arthur".

 

 

Synopsis  du premier livre :

Au commencement était le Graal, coupe d'émeraude dans laquelle joseph d'Arimathie recueillit le sang du Christ sur la croix.
Son fils, Alain, la cacha dans l'île d'Avalon, terre mythique et mystérieuse qui se dérobait à tous. Pendant plusieurs siècles, en effet, personne ne sut en découvrir le chemin... Vint alors Merlin. Fils du démon et d'une mortelle, mais divinement inspiré, Merlin l'Enchanteur va œuvrer dans l'ombre et présider aux destinées d'Arthur, l'élu, celui que Dieu a choisi pour répandre Justice et paix à travers le monde.
Auparavant, ce dernier doit sortir vainqueur d'une épreuve : arracher de son socle l'épée magique, Excalibur ! Ainsi débute la merveilleuse épopée du roi Arthur et de ses compagnons, les chevaliers de la Table Ronde. Une aventure exaltante, puisée aux sources de la tradition européenne, mêlant histoire et mythologie, et dont l'ultime ressort reste la quête du Graal.

 

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Critique :

Pas évident de critiquer un livre qui a pour thème les légendes arthuriennes. D’autant plus que je suis athée et que parfois, j’ai du mal avec la pensée religieuse : celle-ci est omni présente dans ce genre de récit.

Je ne me lancerai pas non plus dans de longs discours sur les divers éléments symboliques. Il faudrait des heures et des heures de conférences par un grand érudit pour en venir à bout ! Surtout que les textes présentés dans ce livre ne sont que récits choisis par l’auteur pour donner une cohérence à l’ensemble de la geste arthurienne.

 

Dans ce premier livre, Jean Markale nous livre des récits qui évoquent les origines mythologiques de la Bretagne (j’entends par là la Grande-Bretagne d’aujourd’hui) à l’arrivée sur le trône du roi Arthur.

J’avoue que je connaissais assez mal les premiers textes qui évoquent l’origine légendaire de l’Albion, l’ancien nom de l’Angleterre. Comme j’ai eu des cours de « civilisation celtique » au cours de la formation de licence, il y a des choses probablement plus compréhensibles pour moi que pour un lecteur non averti. Il faut savoir que, sous l’influence du monde romain, de très nombreux peuples ont cherché des origines « légendaires » auprès des Grecs (je rappelle que Rome a été fondé par des descendants d’Enée). C’est ainsi qu’Albion trouve son nom par Albia, une Grecque exilée, puis que ce nom devient Brittania alors de se conquête de Brutus, lui aussi descendant d’Enée.

J’avoue avoir été assez intéressé par le récit sur les origines du Graal et de son voyage, grâce à Joseph d’Arimathie jusqu’en Angleterre et chez le Roi Pêcheur. Mais là, on voit bien que la légende dit n’importe quoi puisque le Graal est non loin d’Alexandreta ! (non, je n’ai pas regardé Indiana Jones récemment)

 

Ce qui est assez sympa, et aussi très étrange, c’est que dans ces récits médiévaux, on retrouve toutes sortes de réminiscence à diverses périodes de l’Histoire, réelles ou légendaires. Il y a bien sûr tous les peuples : les Romains, les Gaulois, les Celtes, les Bretons, les Pictes, les Saxons, les Gaëls. Mais aussi les références à des mythologies grecques, germaniques, celtiques et irlandaises, romaines et bien sûr chrétiennes. Cela donne un mélange étrange, mais au combien sympathique.  

 

Donc, un premier livre bien sympa, même si le côté chrétienne m’a un peu gêné, car il finit par être tellement présent qu’on en oublierait les plus anciennes sources de ces récits. Seuls les lecteurs avertis, dans mon genre, seront en mesure se saisir ces éléments anciens. Je ne dirai rien sur la vision des femmes dans l’ensemble de ce livre puisque vu la date de rédaction des récits originaux, rien d’étonnant ! Mais on voit bien que les traditions celtiques ont été largement effacées au profit de la morale chrétienne.

 

Par Xian Moriarty - Publié dans : Littérature - Communauté : Plume Imag'In Air
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Mardi 6 mars 2012 2 06 /03 /Mars /2012 10:43

"Mythologie des lapons" est une monographie de Juha Pentikäinen, avec un préface de Jean-Marie Privat.

 

Résumé de l'ouvrage :

Depuis longtemps, les Lapons, ou, si l’on préfère les Sâmes, ont éveillé une vive curiosité et, dès 1673, Schefferus en a décrit les croyances. Cette ethnie des terres extrêmes — la terra hyperborea incognito — se trouve présente en Suède, en Norvège, en Finlande et en Russie, et vit de pêche, d’agriculture, ou d’élevage en suivant comme naguère les troupeaux de rennes, dans les zones les plus septentrionales de ces pays nordiques.
Juha Pentikaïnen étudie les coutumes, les rites, la mythologie, et la conception du monde de ces populations marquées dans leur culture par des conditions de vie très éprouvantes. Il prête une attention particulière à l’articulation entre christianisme — luthérien à l’ouest, orthodoxe à l’est — et paganisme subsistant par la transmission orale. Ainsi accorde-t-il une large place à la transe, aux prédictions et à la voyance, à l’étude du chamanisme et de la sorcellerie.
En ethnologue et en historien des religions, Juha Pentikaïnen nous offre une synthèse magistrale de ses enquêtes menées auprès de ces populations. Cette réflexion sur la culture lapone qui s’inscrit dans un mouvement international de réhabilitation des « peuples premiers » prend acte de leur récent réveil identitaire.
Juha Pentikaïnen est professeur de religions comparées à l’Université d’Helsinki et professeur de folkloristique à l’Université de Turku. Il a publié une trentaine d’ouvrages et a enseigné, en tant qu’invité, en Europe et aux Etats-Unis.

 

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Avis :

Comme je travaille sur un récit qui met en scène des créatures issues des légendes et de la mythologie, je suis toujours à la recherche de livres évoquant ces sujets. C’est donc avec plaisir que je suis un jour tombé sur ce livre.

 

Les Same, c’est ainsi qu’il faut nommer les habitants de la Laponie, sont assez connus du grand public puisqu’ils luttent activement pour conserver leur culture.

 

Je vais l’avouer : je n’ai pas lu entièrement cet ouvrage. Les deux derniers chapitres sont ceux qui étaient le « moins » intéressants par rapport à ce que je recherchais. Seconds aveux : je n’ai pas toujours tout compris à ce que livre racontait, surtout sur la partie concernant le chamanisme. L’auteur évoque surtout le chamanisme des Same, mais met peu en valeur cette pratique en général. Et comme je n’y connais rien…

Sinon, un défaut dans ce livre : l’absence de carte. Il est parfois difficile de se situer dans cette région que je ne connais absolument pas ! Surtout que les Same s’étalent entre la Norvère, la Suède, la Finlande…

 

Sinon, que dire ?

Ce n’est pas évident de faire un commentaire de ce genre de livre.

L’auteur nous offre, pour commencer, un bilan bibliographique sur le sujet, les mythes et les croyances des Same. Il faut dire que depuis les débuts de la christianisation de ces populations, des chercheurs de tous poils ses sont penchés sur leurs pratiques religieuses.

Ensuite, j’ai beaucoup aimé la partie où l’auteur replace les Same dans leur contexte géographique. Pour comprendre les croyances et les mythes, il est important de savoir sans quel environnement physique évoluent ces populations. Il en va de même pour leur mode de vie : nomades, sédentaires, éleveurs de rennes, pécheurs…

 

Ensuite vie les croyances et les pratiques culturelles et religieuses des Same. Je ne pense pas que je sois en mesure de critiquer cette partie. D’ailleurs, a-t-elle vocation à être critiquée ?

J’ai cependant été surprise par quelques points. Par exemple, les loups et les ours sont respectés et ne sont pas considérés comme des nuisibles, alors que le Lynx, lui, l’est…

 

Puis résumer, un livre très intéressant, mais dont la lecture sera peut-être un peu compliquée pour des personnes n’ayant pas vraiment de connaissance en ethnologie, ethnographie, sociologie et autre science sociale. Ce qui a été mon cas.

 

 

Par Xian Moriarty - Publié dans : Autre Lectures
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Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 11:44

"Métropolis" est un film de Fritz Lang, de 1927, avec Alfred Abel, Gustav Frohlich, Rudolf Klein-Rogge, Fritz Rasp, Theodor Loos, Erwin Biswanger, Heinrich George, Brigitte Helm

 

Synopsis :

Des ouvriers travaillent dans les souterrains d'une fabuleuse métropole de l'an 2026. Ils assurent le bonheur des nantis qui vivent dans les jardins suspendus de la ville. Un androïde mène les ouvriers vers la révolte.

 

Bande-Annonce :

 

 

Critique :

J’ai eu la chance de pouvoir visionner la nouvelle version de Métropolis, c'est-à-dire la version allongée suite à la découverte d’une copie inédite en 2008 à Buenos Aires.

Malgré une restauration, certaines images sont encore de mauvaise qualité, mais cela n’enlève rien à la beauté du film. La musique était aussi très bien…mais je ne sais pas si c’est les « pistes » originales

 

Ce qui m’a le plus marqué, c’est dès que début (plan, mis en scène) on sait que ce film est un chef d’œuvre. Ce sentiment est assez paradoxal quand on sait que Metropolis fut un bide monstre à sa sortie en 1927 !

L’autre chose qui m’a stupéfaite, c’est la modernité du message passé ! Des ouvriers, accablés par le travail des machines, souffrent pendant que les riches vivent dans l’opulence. Honnêtement, je me suis même demandé si j’avais affaire à un film de SF ! Surtout dans le contexte actuel où les ouvriers de Florange luttent pour leurs survies ! Ensuite, il y aussi l’indifférence du maitre de Métropolis envers ces gens-là, qu’il méprise…mais celui là, il est pas petit (en taille). Or, comme dit la maxime du film « les mains et le cerveau ont besoin d’un médiateur, le cœur ».

La chose la plus irréaliste, c’est ce fils de riche, Freder, qui découvrir le monde ouvrier et en prend sa défense.

 

Un truc m’a frappé : chez les ouvriers, on voit des femmes… Cependant, chez les riches je n’ai pas eu l’impression qu’elle appartenait à leur monde. Je m’explique : les ouvrières participent activement à la révolte, les autres femmes ont ne les voit qu’au début, dans les jardins, et j’avais plus l’impression qu’elles étaient là pour distraire les jeunes hommes… Cela n’engage que moi, mais j’ai eu capté ce message : filles des milieux sociaux très élevés sont des potiches…

Ensuite, il y a l’être-machine et Maria. Deux femmes, la chute et le salut. Au passage, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que les hommes (en généralisant) sont pervers… Les scènes où ils regardent danser l’être-machine, qui a forme humaine, sont d’une perversité incroyable ! On dirait des chiens en train de baver ! Et il y a le savant qui poursuit la pauvre Maria, tout bras tendu… Franchement, ça fait vieux pervers. J’ai par ailleurs remarqué que les hommes sont assez facilement manipulables. Les riches qui perdent pied face à l’être-machine qui danse, les ouvriers qui écoutent « religieusement » Maria ou l’être-machine. Et c’est là que je fais une blague de merde : les femmes au Pouvoir ! Bref.

En parallèle de cette vision de la femme dans la société, il y a sont lien plus « privé ». On voit comment le maitre de Métropolis et le savant pleurent la même femme, Hel (qui est le nom de la déesse des Enfers chez les germains) et la vénèrent aux travers soit de son fils, soit via son « avatar » qu’est Maria.

Un mot sur le savant. Ce personnage m’a immédiatement fait penser à Doc, dans Retour vers le futur : le scientifique un peu fou avec les cheveux blancs en pétard, et à Dark Vador, avec sa main gantée et qui n’en ait pas vraiment une…

D’ailleurs, on sent que c’est ce film qui a inspiré, plus tard, les productions des Frankenstein : le laboratoire, les objets, la « naissance » de la créature…

 

En fait, ce film m’a surprise sur de nombreux points, mais pas ceux auxquels je m’attendais. J’ai été surpris de voir le nombre de contacts physiques entre les hommes ! Je me sus rendu compte, qu’aujourd’hui, il n’y a plus ce genre de chose dans les réalisations, si ce n’est dans le cadre d’une relation homosexuelle. Un mec de trente ans, qui prend son père par la main, et qui marche côte à côte, serré, avec ce dernier… ouhaaaaaaaaaaaa !!! Des hommes qui se prennent souvent chaleureusement dans les bras, et qui restent à discuter dans cette position sans que cela n’ait rien de sensuelle… ouhaaaaaaaaaaa. Et que dire avec les enfants ! Putain, on n’a pas l’impression qu’il existait une distance entre les hommes et les enfants ! Je n’avais jamais vu ça ! Le héros prend des enfants dans ses bras sans que cela ne paraisse une contrainte ou faux (genre je te porte, mais ça me fait chier). Des relations humaines vraiment extraordinaires !

 

C’est con ce que je vais dire, mais au niveau du scénario, on a vraiment tout ! Une critique sociale, de l’action, de l’amoueureuuuuu, de la vengeance, de la violence (dans la mesure de l’époque, on voit même un peu de sang), du suspense, des courses poursuites, de l’amitié… Vraiment, une merveille a ce niveau-là !

Des effets spéciaux, certes archaïques, mais ô combien bien faits ! J’en suis moi-même étonné ! La superposition de pellicule, ça fait des merveilles !

Je dirais un design, bâtiment, objet, etc. kitch, mais c’est que je n’aime pas les années 30… Sinon, on retrouve bien l’ambiance matérielle de cette époque. Comme pour le scénario, j’ai eu parfois du mal à voir un film de SF…

 

Bref, vous allez me dire que j’ai assez peu parlé de la lutte des classes que mises en avant dans le film, sur l’aspect philosophique de l’être-machine. C’est vrai. Mais ce film a tellement été étudié qu’il y a surement des sites et des blogs qui en parleront bien mieux que moi. Et surtout, qui seront plus complets.

 

Au final, ce film est pour moi une vraie révélation ! Un VRAI film comme on en fait plus ! Et pourquoi ? Parce que l’image est le message ! Le réalisateur (le superbe) Fritz Lang fait a su pallier le manque de parole pour la puissance de l’image ! Et c’est peu ça qui manque aujourd’hui, où ce sont les dialogues qui « portent » un film.

Un classique à voir, à revoir, à montrer à ses enfants, dans les classes…

Et pour moi, la motivation de regarder d’autre film du Maitre Lang !

 

 

coup de coeurN&B

Par Xian Moriarty - Publié dans : Cinéma - Communauté : Autres Mondes...
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Vendredi 2 mars 2012 5 02 /03 /Mars /2012 11:29

"Le Kabbaliste de Prague" est un roman de Marek Halter.

 

Synopsis :

A la fin du XVIe siècle, dans le ghetto de Prague, le rabbin MaHaRal, le plus grand kabbaliste de tous les temps, façonne un être de boue à la force illimitée qui doit apporter la sécurité à son peuple... le Golem. Avec Le Kabbaliste de Prague Marek Halter nous plonge dans La Mémoire d'Abraham et l'univers des Juifs de l'Europe centrale de son enfance. Il nous entraîne dans le monde mystérieux de la Kabbale et celui de la Renaissance, avec ses découvertes sidérales, ses bouleversements scientifiques et ses guerres de religion. Mêlant fiction et réalité, hanté par les questions les plus contemporaines, Le Kabbaliste de Prague est un roman envoûtant, foisonnant d'érudition et d'émotion.

 

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Critique :

Je dois bien avouer que j’avais quelque peur en commençant ce livre. Je craignais que sa lecture soit difficile. Il faut dire que Marek Halter, ce n’est pas le dernier pecnot du coin ! J’avais donc peur de me retrouver face à un roman avec un haut-niveau de vocabulaire et un style d’écriture un peu lourde.

 

Au final, ce roman se lit très bien. J’ai quand même eu quelques difficultés. Le récit se passe au sein de la communauté juive de Prague, et je dois bien avouer que mes connaissances de la culture juive se limitent à Louis de Funès dans les aventures de Rabbi Jacob (oui, vous pouvez me huer et me lapider). Il y a un glossaire, mais la fin, mais je ne l’ai pas trouvé assez complet.

 

 J’ai aimé ce livre, mais j’ai été un peu déçu par le côté fantastique.

Ma déception vient du fait que je pensais que le Golem serait plus présent et plus le sujet du livre. Là, il n'apparait que dans le dernier quart. Mais c’est là peut-être le seul point négatif que je pourrais citer.

D’ailleurs, parlons-en de cette pauvre créature. On se rapproche pas mal du thème de Frankenstein et de la création d’un être. C’est étrange de voir qu’une créature, qui serait créée de toutes pièces, serait moins « considérée » qu’un animal… je ne parle même pas d’humain. Mais c’est assez bizarre par personne ne le nomme « le Golemn », mais simplement Golem…

Ce qui m’a choqué le plus, c’est presque les juifs devenaient les nouveaux persécuteurs après qu'ils aient obtenu Golem : les enfants sont méchants avec lui, les gens ne le prennent pour rien du tout… Heureusement quEva est là (eh oui, les filles, ça comprend mieux les choses).

 

En fait, ce roman est plus proche du roman historique que du roman fantastique. Toute l’histoire se passe du point de vue de David Gans, un juif qui a vraiment existé (merci Wikipédia), tout comme le MaHaRal.

J’ai beaucoup aimé ce livre pour ça. J’ai découvert des moments de l’Histoire que je ne connaissais pas, la vie d’une communauté que je connais relativement peu. L’une des premières choses que je me suis dit lors ma lecture, c’est que l’antisémitisme ne date pas d’hier et que c’est toujours la faute de cette communauté s’il arrive des trucs aux autres. Sérieusement, ça fait pitié de lire que les catholiques et luthériens, qui se foutent sur la gueule, peuvent finir par s’entendre pour aller taper sur les juifs : parce que ça serait leur faute a eux si les deux mouvements chrétiens se tapent dessus…  

Outre cela, il y a la science de cette époque : Galilée vu d’un mauvais œil, les écrits de Copernic qui font hurler les chrétiens, l’apparition du Kepler…

 

On suit donc David le long de sa vie. Il est mort et se remémore pour nous son histoire. On y découvre un peu sa formation, ses aspirations, ses craintes et ses désirs. Il retrace principalement sa vie, mais aussi celles de ces amis Jacob et Isaac, qui se sont juré d’unir leurs enfants (pas encore nés au début du récit) pour unir leur famille (autant dire que les choses ne vont pas forcément se passer comme ils l’avaient prévu).

Il y a aussi le MaHaRal, leur maitre… Étrange personnage… Il apparait froid et austère, mais à quelques de choses de tendre et de très paternel, surtout avec sa petite fille Éva. La complicité petite-fille/grand-père est d’ailleurs très touchante.

Bref, des personnages très sympathiques que dont on aime suivre les péripéties.

 

 

Il y a truc que je dois bien avoué : s’il y avait des messages cachés, des idées à faire passer, je ne suis pas sûre de les avoir repérés. Je ne suis pas un esprit très « littéraire » (j’ai fait un bac S) et parfois (souvent) je ne capte pas toujours la lecture seconde d’un ouvrage…

 

Ceux qui ont lu le livre et qui liront ma critique se diront peut-être : ah oui, effectivement, elle a rien ne comprit, ou alors les futurs lecteurs se diront : mais elle racontait n’importe quoi…

J’avoue que je ne suis pas une lumière…

Quoi qu’il en soit, ce roman fut un vrai plaisir. Il est facile à lire, est fluide et nous présente un moment d’histoire. Je le conseillerai vivement à tous les amoureux de romans historiques. Le fantastique est, au final, peu présent.

C’est vraiment un moment d’histoire, un mode de vie passé qui nous offre ce livre ! Et ça j’adore ! Je dois bien avouer que ce genre me fait vachement du bien, car j’ai l’impression de saturer un peu avec le fantastique.  

 

Par Xian Moriarty - Publié dans : Littérature - Communauté : Plume Imag'In Air
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Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 15:49

"Priest" est un manga de Hyung Min-Woo.

 

Synopsis du tome 2 :

Ivan parvint enfin au village de Saint Baldias où il retrouve Xavilon, le onzièmes disciple du démon Temosare. Le combat entre eux s'engage, mais Ivan semble dépassé par une armée de zombies et les pouvoirs de Xavilon. Ce dernier ne recule devant aucun moyen pour déstabiliser son adversaire et remporte la partie. Ivan a-t-il la moindre chance face à ces envoyé des ténèbres ?

 

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Critique :

Pour commencer, ne vous étonnez pas si vous ne vous souvenez pas d’avoir lu la critique du premier tome. Je ne l’ai pas fait, car je ne l’ai pas. J’aurai aimé le trouver d’occaz’, mais je n’ai pas réussi.

Ce tome 2 m’a été offert lors de mon premier swap. On m’avait assuré que cela ne poserait pas de soucis de commencer le récit à ce niveau. Et c’est vrai. Bien sûr, il y a quelques éléments un peu « perturbants » pour la lectrice que j’ai été, mais rien qui ne soit dérangeant ou qui embrouille l’intrigue.

 

J’aime beaucoup de style l’auteur, et en général le style dessin coréen. J’avais adoré « Horror Collector » et « Model » de Lee So-Young. J’apprécie ces dessins de personnages longs et effilés, ainsi que l’aspect très « carré », géométrique du trait.

Pour rester dans le domaine du dessin, je dirai que ce manga est quand même super génial ! Les combats sont dynamiques, les poses et les angles de vue diverse et vive. Les expressions des personnages sont très bien retranscrites. Le fond noir des pages permet de bien assombrir le récit et c’est un détail que j’ai beaucoup apprécié.

Et pour finir, on a de chouettes monstres !

 

Ces derniers temps, je recherchais des mangas assez calmes, comme Blood Alone, avec une certaine épuration dans les décors et dans les détails. Bien que ce manga ne soit rien de « calme », j’ai retrouvé (à ma grande surprise), cette forme d’épuration, même si elle est moins prononcée que dans d’autres productions.

Pour le récit, c’est clair qu’on est dans un Shonen. Ca bastonne dans tous les sens, ça tire, ça se prend des coups dans la gueule ! Et ça fait, bizarrement, du bien ! Il a y des retournements de situation, des changements de situation, des surprises. Le point que je critiquerai le plus, c’est qu’on a parfois l’impression qu’Ivan va y passer, et là, hop, il sort une carte de sa manche et s’en sort bien.

Un autre point un peu négatif, c’est que je trouve Ivan un peu trop « changeant » dans son comportement. J’avais l’impression de passé d’un fou à un gros dépressif.

Ivan est un personnage vraiment sympathique et comme je les aime, bien que « changeant ». Il est vraiment le pilier de ce tome. Mais je trouve dommage que son adversaire, Xavilon, manque de charisme. Il fait un peu fade….

 

Quoi qu’il en soit, ce second tome m’a beaucoup plus ! Même si je pense qu’il me manque des éléments pour comprendre l’ensemble de la série.

Je ne sais pas si je poursuivrai la lecture avec les autres tomes. Non que ne j’en ai pas envie, mais avec déjà (au moins) 17 tomes de sortie, je ne suis pas sûr que mon porte-monnaie apprécie. Il faudrait que je les trouve d’occasion à ce moment.

Un manga à découvrir pour les amateurs du genre…

 

Par Xian Moriarty - Publié dans : B.D. - Communauté : Plume Imag'In Air
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Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 15:16

Salut à tous ! Les premiers chantiers de fouilles de l'année 2012 commencent à tomber ! Vous pouvez retrouver touts les sites sur ce lien : link

 

Bonne chance et bonne fouilles à tous !

 

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Par Xian Moriarty - Publié dans : Archéologie
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 16:02

Mes héroïnes… les personnages principaux de presque toutes mes histoires. Et j’espère, les piliers de mes récits.

Ici, je parlerai principalement des héroïnes principales. Je ferai un autre article sur les personnages féminins secondaires.

 

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Si je crée des héroïnes qui me ressemblent, c’est parce que je suis une frustrée : aucun des grands héros de mon enfance n’est une femme ! Batman, Arsène Lupin, Capitaine Némo, les Trois Mousquetaires, Robin des Bois… que des hommes ! Il y a bien eu quelques héroïnes comme Élisa Maza dans Gargoyles ou Anna dans Cadillac & Dinosaures, ou encore un peu les copines de Princesse Starla… mais sans plus…

Pourquoi ? Pourquoi y a-t-il peu d’héroïne qui m’ait plus ? Parce que j’étais une gamine exigeante ? Parce que j’étais un « garçon manqué » ? Ou parce que mes parents ont eu l’idée brillante de l’élever de manière unisexe (j’avais autant le droit de jouer à la Barbie qu’aux petites voitures) ?

Je ne suis pas sûr d’avoir la réponse. Cependant, maintenant que je suis adulte, j’ai beaucoup de choses à dire sur les héroïnes et la « féminité » de ces dernières.

 

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Comme vous l’aurez surement compris, je vais parler de la « féminité » de mes héroïnes, car je refuse catégoriquement que l’on dise que ce sont des « garçons manqués ». Pourquoi ? Parce que les « garçons manqués », ça n’existe pas ! On ne parle pas de « filles manquées » à ce que je sache, même en parlant d’homosexuel ou de transsexuel.

Elles ne portent pas de vêtements moulant ou sexy, elles ne se maquillages pas, elles ne rêvent pas aux princes charmants et ne couchent pas avec le premier venu, elles n’ont pas de manière délicate ou raffinée, elles ne veulent pas un enfant à tout prix, elles ne rêvent pas une famille.

Elles ont du caractère, elles savent se battre sur tous les terrains, elles ont de l’esprit, elles mènent leurs vies comme elles l’entendent. Elles aiment parfois, haïssent aussi. Elles ont une sexualité normale : elles couchent avec qui elles veulent ou qui elles aiment, ni peu ni trop souvent et n’ont pas de soucis de moral avec ça.

Ensuite, je ne considère pas que mes héroïnes soient belles. Ce sont les autres personnages dans les romans qui les trouvent physiquement plaisantes. Comme je ne me considère ni comme moche, ni comme belle, mes héroïnes sont pareilles.

Alors, vous allez me dire, il y en a beaucoup des personnages comme ça. Et bien pas tant que ça au final.

Bon, je n’ai rien contre des héroïnes « autrement », récemment, j’ai craqué sur Daisy dans « Vorace » et elle ne correspond pas point par point à la description. Il faut de tout pour faire des livres différents. Sans compter que je parle des mes héroïnes principales et pas des secondaires. Si je veux des héroïnes comme je les ai décrits précédemment, c’est pour qu’elles me ressemblent et que je puisse enfin m’identifier. Et ainsi me libérer des frustrations de mon enfance.    

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Mes héroïnes se ressemblent toutes physiquement parlant. Je sais que pour une « écrivaine », ce n’est pas terrible. Mais j’en suis pas encore à la publication et je fais bien mes personnages comme je veux (et toc !). De plus, vous aurez probablement compris que les filles sont faites pour que je puisse m’identifier.

Pour commencer, elles ont toutes des cheveux noirs ou blancs. Noir parce que c’est ma couleur de cheveux préférés. Pour une héroïne, je ne pourrais pas (à l’heure actuelle) faire une fille blonde ! Une rousse, oui. Une blonde, ce n’est pas possible. Non pas que les blondes soient connes (dans les Yggardiens, Brynhildur Indirdason est blonde) ou soient plus nunuches que les autres, mais je ne supporte pas cette couleur ! Je ne pourrais pas m’identifier. Pour le blanc, c’est juste que je trouve cette couleur super sexy…

Dans de très nombreux cas, j’aime les balafrer, les tatouer ou leur faire quelques choses sur le visage. Pourquoi ? Premièrement, parce que je suis une sadique et que j’aime maltraiter mes personnages. Deuxièmement, c’est pour leur donner de la profondeur. On juge beaucoup les gens à leur tête. On le « enlaidissant » ainsi, je veux mettre en avant que le physique ce n’est pas ce qui fait une personne ! Qu’il ne faut pas juger à la tête du client et qu’il faut passer outre !

Enfin, elles sont toutes un côté colérique et violent… comme moi quoi. Bien, ces « défauts » évoluent au fur et à mesure de l’histoire.

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Actuellement, je suis travaille beaucoup avec Macha, héroïne du cape et d’épée du même nom, et avec Novgorod, l’héroïne principale des Yggardiens. J’adore ces deux femmes ! Elles sont très différentes niveaux caractères, mais physiquement sont assez semblables sur de nombreux points. Mais tout en étant différent, il est facile pour moi de m’identifier à elles. C’est ce genre de personnage que j’aurai aimé découvrir dans mon enfance.

Je me souviens d’ailleurs que de nombreuses personnes m’ont dit que Macha était une vraie conne dans le premier épisode. Je n’ai pas eu de retour spécial sur Novgorod… du moins, rien d’aussi drôle que pour Macha. D’ailleurs, j’avoue avoir été assez surprise pas la vision que les gens (enfin, mes amis qui ont lu) avaient d’elle. Heureusement, cela n’a pas refroidi les lectures puisque dans le second tome, Macha redevient un peu plus sympathique. (Attention, Macha évolue ! Macha-Colérique est devenue Macha-plus-Sympa…)

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Voilà ce que je peux dire sur mes héroïnes principales. Je pense que ces demoiselles ne sont pas très chanceuses comparées aux secondaires, où mon imagination me permet plus de fantaisie !

 

Vous pouvez, si cela vous intéresse en apprendre plus sur Macha (la chieuse) sur cet article, et dans celui-là pour Novgorod.

 

De toute façon, comme le dit Macha,

http://i175.photobucket.com/albums/w127/xian_palpatine/dessins/Je_suis_entouree_par_des_cons.jpg

Par Xian Moriarty - Publié dans : A propos de... - Communauté : Plume Imag'In Air
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 17:07

"La vampire" est un roman, publié sous forme de feuilleton, de Paul Féval.

 

Synopsis :

Février 1804,
Dans les rues de Paris, la rumeur grandit. Une vampire aurait pris ses quartiers en bord de Seine et serait déjà responsable de la disparition d'une centaine de jeunes gens fortunés.
C'est que cette vampire-là semble autant intéressée par l'or que par le sang.
Et Paris s'interroge : est-ce là le fait d'une organisation secrète ou d'une véritable goule?
Loin de toute cette agitation, René et Angèle s'aiment et s'apprêtent à se marier. Mais la jeune fille se sent de jour en jour plus délaissée. Son amant en préférerait-il une autre?
Sans doute pas. Pourtant quand on est le neveu du plus redoutable opposant de Napoléon, il faut se méfier des belles dames aux cheveux de jais…

 

http://www.psychovision.net/livres/images/stories/news/romans/millesaisons/lavampire/lavampire.jpg

 

Critique :

« La vampire » est un livre assez difficile à lire, mais ô combien super ! Paul Féval a merveilleusement su mélanger fantastique, Histoire et croyance populaire.

 

Je vais me répéter, mais la prise en main n’est vraiment pas facile. Bien que le vocabulaire soir normal, la tournure des phrases sont parfois lourdes. L’agencement des phrases aussi, et même des idées, n’est pas non plus évident à saisir. Mais une fois qu’on a pris l’habitude de l’écriture de l’auteur, la lecture devient plus simple. Cependant, il faut bien vingtaine de pages, voir plus, pour réussir à « se mettre à niveau ».

 

On se voit à Paris, en 1804 ! Paul Féval, qui est le narrateur, nous offre des éléments, des anecdotes ou des descriptions de la ville comme jamais encore je n’en avais lu ! Je me suis même dit qu’il était possible à un historien d’utiliser des éléments de ce livre pour faire des recherches tant qu’on s’y croit !

Toujours sur l’Histoire, je dirai que ce livre est loin d’être le roman fantastique auquel je m’attendais ! Il est plus lié, selon moi, à de l’historico-fantastique, puisque des personnages historiques y jouent un rôle et les intrigues sont « vraies ». 

Le contexte historique montre une parfaite connaissance de l’auteur sur ce sujet. Rien d’étonnement à ce que les Chouanneries soient aussi mises en avant : Féval est rennais.

Les diverses intrigues sont absolument géniales et rudement bien menées par leurs protagonistes. Je suis désolée, mais je n’ai dirai pas trop à ce sujet de peur de gâcher votre lecture future. Mais c’est vraiment digne des meilleurs polars ! Je dirai que je suis même étonnée que le cinéma ne se soit pas encore emparé de ce scénario ! Quoiqu’une série serait bien mieux !

 

Le récit se compose de plusieurs récits selon les personnages. Je dirai presque que ça part un peu dans tous les sens, mais comme on ne s’y perd pas, l’expression est un peu abusive. On découvre la fortune d’Ezéchiel (d’ailleurs, on en vient à se demander, au début du roman, ce que l’histoire de la chevalière vient faire là-dedans), l’espionnage de Jean-Pierre, les joies et les misères d’Angnèle et René, les sombres occupations de la comtesse Marcian Gregoryi… Certaines scènes sont même décrites depuis des points de vue différents…

Pour les personnages, fort nombreux, c’est Angèle et René que j’ai le moins aimés (tiens donc), car ils illustrent vraiment le couple amoureux niais par excellence. Les « je n’aime que vous, vous êtes ma raison de vivre » c’est super lassant, sans compter que René à bon dos de faire « Angèle, mon amour » quand il comprend qu’il s’est fait avoir… D’autres ont parfois des traits de caractère un peu caricaturaux, mais rien qui ne plaisent vraiment au final.    

 

Aussi con que cela va paraitre, mais la figure du vampire est traité avec originalité ! Le, ou la, vampire est une sorte de tout. À la fois humain et réel comme des personnages avides de sang, et d’or, mais aussi intouchables et fantastiques à l’image de l’Amour (qui est pour moi un vampire dans ce livre) ou de la « rumeur ». La manière dont est traité le thème est vraiment pluriel !

 

Dans l’édition de Mille Saisons, il y a quelque coquille. Rien de méchant. Par contre, je pense que la quatrième de couverture représente mal le livre.  

 

Ce livre est un vrai coup de cœur ! Je ne peux que remercier Mille Saisons d’avoir éditer de livre, qui est juste introuvable dans d’autres formats ou édition, même à Rennes, la ville de naissance de Féval. D’ailleurs, impossible de mettre la main sur « Le Bossu »…que j'ai hâte de lire ! (dès que je l'aurai trouvé, évidement)

Une lecture assez difficile sur ses débuts, des personnages sympathiques (hormis les amoureux transits), des intrigues mêlant fantastiques et histoire, pour un tout vraiment plaisant.

 

coup de coeurN&B

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Par Xian Moriarty - Publié dans : Littérature - Communauté : Plume Imag'In Air
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 11:32

Ah les méchants !

Que ce soit en littérature ou en cinéma, j’ai une petite tendresse pour les méchants depuis des années. Pourquoi ? Ho, peut-être parce que je ne suis pas un ange… Bon, je suis plus proche de l’antihéros que du méchant. D’ailleurs, mon nom Moriarty parle de lui-même quant à mes penchants… diaboliques !

Et peut-être parce que les méchants sont les personnages les plus travaillés ? Car après tout, sans bon méchant, il n’y a pas de bon héros…

 http://johnhelmer.net/wp-content/uploads/2009/12/mor01.jpg

 

J’aurai aimé commencer cet article en vous expliquant comment faire un bon méchant. Mais je pense en être bien incapable. Cependant, je vais quand même essayer.

 

Un bon méchant est un méchant intelligent, pour ne pas dire d’une intelligence supérieure (non, je ne fais pas référence à James Moriarty…). Je veux dire qu’un neuneu ne pourra pas être crédible, ou alors, nous sommes dans une parodie.

Ce qui fait vraiment un super méchant, c’est aussi sa psychologie. J’ai eu tendance à remarquer que, souvent, ces personnages-là sont plus travaillés que les héros. Pourquoi ? Bin parce que quelqu’un qui n’est pas droit dans ses bottes, c’est l’ouverture à tous les fantasmes d’un auteur. Je ne me risquerai pas à dire qu’il faut que le méchant ait une vie épouvantable, qu’il a été rejeté… Non. Pour faire un bon méchant, il faut oublier notre propre moralité pour s’ouvrir à d’autre échelle de valeurs. Et si tuer un faible, c’était bien ? Et si dominer des personnes inférieures à soi, c’était bien ? Et si, et si, et si… bref, il faut être soit même horrible… Et j’adore imaginer ça !

J’aime aussi quand les méchants sont des personnages torturés ! Cela nous oblige à plus travailler les passés de ce genre de personnages. D’ailleurs, comme j’aime moi-même être horrible avec mes personnages (héros ou méchants), cela m’emballe ! Mais je pense que c’est aussi important que les méchants ne soient pas forcément de pauvres martyrs qui tentent de se venger ou qui déversent leur haine sur les autres. Faut accepter que des gens aiment être mauvais et faire du mal. Après tous, certains héros ont aussi des vies de merde et ne deviennent pas des tyrans ou des assassins. L’important, c’est de savoir ce qui pousse le méchant à faire ses choix : par plaisir, par survit, pas habitude, par une absence de « morale »…

 Bon après, j’avoue que j’aime aussi quand les méchants sont canon… Mais ça, c’est une autre histoire et c’est épouvantablement subjectif. Je ne développerai pas ce sujet (et puis, vous vous en foutez).

 

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J’aurai bien essayé de parler des méchants que j’ai créés dans mes récits, mais malheureusement, je ne sais pas quoi en dire… Surtout que je veux ne rien dire concernant ceux ou celles des Yggardiens. Pour « Macha », dur d’en parler, car j’ai du mal à mettre Sagamore dans les méchants, pourtant c’en est un ! Quand à Gaston d’Orléans… c’est aussi un personnage historique, et donc pas facile de discourir sur lui vu mes connaissances actuelles…  

Comment je construis mes méchants ?

Pas facile de répondre, car mes critères changent en fonction des histoires. C’est bizarre, mais j’aimais eu l’impression de n’avoir jamais créé un super méchant, façon Dark Vador. Même un Moriarty ou un Palpatine.

Je n’arrive pas à avoir un regard assez objectif sur mes personnages « méchants », il me faudrait plus de retours sur eux. J’aime mes personnages qu’ils soient bons ou mauvais…

D'ailleurs, ais-je déjà créer un vrai bon méchant ?

 

http://images4.wikia.nocookie.net/__cb20080808031313/starwars/images/thumb/d/d4/Palpycropped.jpg/250px-Palpycropped.jpg

 

Si je voulais aussi parler des méchants, ce n’est pas que pour parler de la création d’un méchant parfait. Mais pour évoquer une question qui me taraude sur de nombreux films et livre : pourquoi (très souvent) le héros tue le méchant ?

Pourquoi les auteurs ou scénaristes tuent toujours les méchants ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Il est difficile pour moi de vous faire imaginer mon niveau de frustration à ce sujet ! Je regarde ma DVDthèque en même temps que j’écris : là le méchant meurt, là aussi, et là encore… (j’ai aussi beaucoup de Disney, donc forcément…)

Tuer, c’est mal ? C’est pour ça que le méchant est méchant, parce qu’il tue ou fait tuer. Mais pourquoi un héros qui tue un « méchant » est encore gentil ? Il a tué à ce que je sache !

C’est vrai que selon les univers, la peine de mort est présente ou non. Mais l’important, ce n’est pas ça : et la Justice ?

Ah, mais tuer un méchant qui a tué des centaines de personnes, c’est rendre justice. Je ne suis pas d’accord ! Tuer, c’est tuer ! Et je ne parle pas des livres (ou film) où les héros sont des enfants ou des jeunes adultes. Bien sûr, « le méchant voulait me tuer, alors je l’ai tué ».

En fait, dans les romans, la Justice est incarnée par le héros. Les tribunaux n’existent pas. La société n’a pas de fonction de Justice.

Oui, mais il y a la morale ! Quelle morale ? Un héros qui tue un méchant pour une bonne raison, c’est moral ? Et si moi demain je vais tuer un tueur ou un violeur en série, on me dira merci et je continuerai ma vie pépère ? Je ne crois pas… Surtout que, si l’on se place du point de vue d’un méchant, tuer un faible ou commettre certains crimes, c’est moral pour lui, ou du moins, cela ne lui pèse pas sur la conscience.

 

 

Bien sûr, je modère mes propos sur le fait de tuer, car cela dépend de l’univers. Et je ne compte pas la guerre et un champ de bataille.

Après, c’est difficile de faire un article sans faire du cas par cas. Mais j’ai été très marqué par une scène du Seigneur des Anneaux (en film, je n’ai pas lu les livres). Au début du premier, Elrond et Isildur sont dans le volcan pour détruire l’anneau (mon précieux !). Comme vous le savez, Isildur refuse et garde l’anneau. Mais pourquoi Elrond ne le bute pas ? Surtout qu’Isildur lui tourne le dos à un moment ? Je veux peut-être en irriter certains, mais dans cette histoire, le vrai salop, ce n’est pas Isildur qui se barre, mais Elrond qui ne fait rien ! Et après il fait son topo à la communauté pour qu’elle détruise l’anneau ! Elrond est un connard avec ses bons sentiments ! C’est lui le méchant sur ce coup-là !

Qu’est-ce qui est pire : un mal pour un bien ou un bien pour un mal ?

http://trottine.t.r.pic.centerblog.net/3ljl4nfu.jpg

Mais je pense que je m’égare sur le thème des méchants.

Et j’avoue ne pas savoir quoi dire de plus… Je ne suis pas douée sur ce genre de chose…

 

Et vous, vous les voyez comment les méchants ?

Par Xian Moriarty - Publié dans : A propos de... - Communauté : Plume Imag'In Air
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 11:01

J'ai décidé de lancer mon premier swap littéraire ! Et j'ai choisi comme thème l'Histoire !

 

Vous pouvez participez et en savoir plus sur la page consacrée à ce sujet : Swap d'Histoire

 

N'hésitez pas à faire tourner ce swap sur vos blogs, sites et autres réseaux sociaux !!!

 

http://crdp.ac-amiens.fr/ingedoc/carte_ressources/images/aout_grde.jpg

Par Xian Moriarty - Publié dans : Autre - Communauté : Plume Imag'In Air
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 17:26

"Zarafa" est un dessin animé de Remi Bezançon et Jaan-Christophe Lie, avec les voix de Max Renaudin, Simon Abkarian,  Xavier-François Demaison, Vernon Dobtcheff.

 

Synopsis :

Sous un baobab, un vieil homme raconte aux enfants qui l’entourent, une histoire : celle de l’amitié indéfectible entre Maki, un enfant de 10 ans, et Zarafa, une girafe orpheline, cadeau du Pacha d’Egypte au Roi de France Charles X.
Hassan, prince du désert, est chargé par le Pacha de conduire Zarafa jusqu’en France mais Maki, bien décidé à tout faire pour contrarier cette mission et ramener la girafe sur sa terre natale, va les suivre au péril de sa vie.
Au cours de ce long périple qui les mènera du Soudan à Paris, en passant par Alexandrie, Marseille et les Alpes enneigées, ils vont vivre mille péripéties et croiser la route de l’aéronaute Malaterre, des étranges vaches Mounh et Sounh et de la pirate Bouboulina…

 

Bande-Annonce :

 

 

 

 

Critique :

Zarafa, c’est le GROS coup de cour de cette rentrée ! Je dois bien avouer que cela fait super longtemps que je n’avais pas vu un aussi beau dessin animé ! Pour moi, il est au niveau des plus beaux contes de Disney (oui, je sais, je suis une grosse endoctrinée), voir même plus !

 

Je ne sais pas trop par quoi commencer… Bon aller, par les quelques défauts.

En premier, je trouve dommage que la musique ne soit pas plus présente. Elle est belle et reflète bien les lieux où se déroule l’histoire. Mais à la fin de la séance, je m’en souvenais déjà plus.

Ensuite, un mot ou deux sur l’animation. Parfois, on sent qu'il y a eu un traitement informatique dans les mouvements. C’est dommage, car ça fait perdre un peu de charme à certaines séquences. Bon, je pense qu'un enfant ou un spectateur lambda ne sera pas trop gêné par ce genre de détail. D’ailleurs, j’ai adoré les mimiques et les expressions de nombreux personnages.

Et pour finir, je dirais que ça manque un peu de personnage féminin. Mais Bouboula est tellement « énorme » qu'on n’a pas besoin d’autre chose. Toutes les meufs devraient être comme elle (et en plus, elle bon goût) !

 

Ce dessin animé est avant tout un conte, puisqu'il est en fait narré par un vieux conteur africain. Et comme tout conte, il y a des choses… pas possibles ! Des choses irréalisables, mais ô combien drôles ! C’est admirable de voir comment un fait historique a été tourné en récit pour les enfants. On découvrir un tout petit bout de l’Histoire de France et d’une girafe, ainsi qu’une vraie aventure pleine rebondissement et de tendresse.

Ah, l’humour. Il y en a beaucoup ! Énormément même. Et dans une salle remplie d’enfants, je peux vous dire que ce sont les adultes qui ont le plus ri ! Un humour qui joue parfois sur les clichés, mais des clichés tendres et sympathiques.

Pour le scénario, je dirai qu’on fait (peut-être) dans le classique sur le fond. Un enfant et son animal qu’il veut sauver, ramenés dans la nature. Mais l’ensemble du film met en scène tellement de bonnes choses qu’au final, la sauce prend super bien ! C’est dans les vieilles marmites que l’on fait les meilleures soupes dit le dicton… L’histoire de Zarafa est en portant vraie, car elle est bel et bien la première girafe à avoir mis les sabots en France, et ce pour les raisons expliquées dans le film.

Ce dessin animé nous permet de voyager dans d’autre culture et civilisation (n’en déplaise à certains). On y découvre une partie de l'Afrique noire, le désert, la belle Égypte, La France et Paris. D’ailleurs, la capitale a quelque chose d’épouvantablement flippant ! Et c’est perturbant de ne pas voir le Sacré-Cœur sur la butte Montmartre ! Quitte l’absence de la Tour Effel ne me choque pas, mais l’absence de cette église est surprenante. Pourtant, je sais très bien que c’est une construction assez « récente ». Mais bon, c’est super plaisant. Le Jardin des Plantes et la « Galerie de Paléontologie » sont aussi flippant !

 

De nombreux sujets sont évoqués dans cette réalisation : l’esclavage puisque Maki est prisonnier d’un esclavagiste et sa petite amie aussi ; la mort est abordée de manière un peu brute (je pense), mais c’est plaisant de voir que cette triste réalité n’est pas occultée. Je vais me répéter, mais il y a aussi l’Histoire, l’amitié et le courage, l’amitié parfois filiale entre un homme et un enfant sans qu’ils ne soient du même sang, les différents modes de vie et de cultures (de civilisation ?),etc.

 

Un des points forts, ce sont aussi les personnages et surtout le personnage d’Hassan (et non, ce n’est pas parce qu'il est beau gosse !).

Maki est le genre de héros dont tous les enfants rêvent de vivre les aventures : courses-poursuites, un ami animal à protégé, des voyages vers des pays inconnus. D’une certaine manière, il est une métaphore du passage à l’âge adulte. Il croit en ses rêves d’enfants, il va au bout des choses, mais comprend que certaines choses doivent se terminer et pas toujours comme on veut.

Bouboula est génial!!!!!!!!! Je n’en dirais pas plus, mais j’ai adoré cette capitaine pirate et son équipage de bras (pas si) cassés. Elle est tendre et aventureuse. Et elle a bon goût…(oui, je sais, je me répète)

Pour en revenir à Hassan, ce que j’ai aimé sur ce personnage, c’est qu'il a une certaine sensiblerie qu'on retrouve peu chez les personnages masculins. Il est touché par la volonté et l’amour que Maki porte à Zarafa, mais il veut accomplir sa mission. Il se perd en perdant Maki et lorsque le roi de France refuse son aide. Ça, j’ai bien aimé : un héros pas infaillible, qui finit par remonter la pente…

Un vrai méchant vraiment méchant et sacrément con : raciste, esclavagiste, trafiquant, un lâche… C’est cependant un peu dommage que les réalisateurs lui aient donné un côté parfois un peu « neu-neu ». Qu'il aille se faire bouffer par les ours ! Il faut dire qu'il abat la mère de Zarafa avec un sang-froid à faire peur. D’ailleurs, la violence de certaines scènes est assez surprenante dans un dessin animé pour enfant ; Disney n’avait pas eu le courage de montrer le meurtre de ma maman de Bambi pas exemple.

Charles X et sa cour sont une horreur… D’ailleurs, le roi a de vagues airs au président Salengro de la Présipauté du Groland… surtout les oreilles…

 

Que l’on soit un enfant ou grand enfant, Zarafa est un film touchant, vif et émouvant comme on en fait si peu ces dernières années. J’avais rarement été aussi émue devant un dessin animé depuis longtemps ! J’en ai eu les larmes aux yeux par moment.

Un énorme coup de cœur !!! À voir, et pourquoi pas à revoir !

Parents, emmenez vos enfants voir ce film ! De plus, c’est une réalisation française !

 


coup de coeurN&B

Par Xian Moriarty - Publié dans : Cinéma - Communauté : Plume Imag'In Air
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 22:26

"Vorace" est le premier tome de la Saga des Wildenstern de Oisin McGann.

 

Synopsis :

 Quand Nate Wildenstern rentre au manoir familial, après une année en Afrique, il découvre que son frère aîné Marcus vient de mourir dans de mystérieuses circonstances... et que tout l'accuse ! Coïncidence ou complot ? Sa famille n'est-elle pas devenue riche grâce à d'impitoyables traditions, et les Wildenstern ne sont-ils pas entraînés depuis leur enfance à la trahison et au meurtre ?

Nate décide d'élucider le meurtre de Marcus. Mais il doit composer avec un père tyrannique, des parents hostiles et des voyous prêts à tout. Sans oublier quatre ancêtres qui, revenus d'entre les morts, sont bien décidés à reprendre le contrôle de la famille...

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/7/5/0/9782740427057.jpg

 

Critique :

Cette histoire est une histoire de famille de fou ! J’ai bien aimé ce livre malgré quelques déceptions.

 

Je vais entamer par les déceptions. Mais ce qu’il y a d’étrange, c’est que ces déceptions viennent plus du fait que la couverture et le synopsis nous annonce des choses qui ne sont pas vraiment… en accord avec le livre dirais-je.

La couverture est super belle et c’est en partie ce qui m’a fait craquer sur ce livre. Mais l’aspect steampunk qu’elle met en avant n’est pas aussi présent que ça dans le récit. Ensuite, je pense que le synopsis force trop sûr que Nate est accusé du meurtre de son frère… Je ne pourrais pas en dire plus de peur de trop spoiler.

 

Le livre se bouffe à une vitesse folle tant la plume est fluide ! C’est un vrai plaisir que la lecture de ce roman. Sentiments, humours, actions. Tout est parfaitement dosé en bien écrit.

 

Comme je le disais, c’est une histoire de fou ! L’intrigue est parfaite, les personnages sont rudement bien faits. D’ailleurs, j’ai beaucoup apprécié la maturité de Nate. On est loin du jeunot de 18 ans (qui en à 14 mentalement). Pas de romance non plus pour le héros et c’est tant mieux ! De toute façon, il n’était pas possible de développer une romance vu le train infernal de l’histoire. Les rebondissements sont légion.

J’ai aussi beaucoup aimé les enquêtes qui partent dans tous les sens pour expliquer le décès de l’ainé Marcus. C’est dû n’importe quoi, surtout pour le lecteur qui connait la vérité ! C’est génial !

J’ai été surpris, mais j’ai adoré, le vocabulaire. Je ne m’attendais pas à trouver des « merdes » ou des « putains ». L’auteur ne tombe pas pour autant dans la vulgarité. Bien au contraire, les personnages font bien plus humains.

J’ai toujours dit qu’il fallait se méfier des vieux ! Surtout quand ces vieux en question émergent au bout de 600 ans !

Le contexte historique avec ses découvertes scientifiques, ses inventions technologiques, ses drames a été aussi parfaitement bien exploité. D’ailleurs, c’est assez sympa de découvrir l’Irlande de cette manière.

 

 

Pour ajouter un mot dans le coin des déceptions, ce sont les mécanimaux. Si l’idée est juste génial : des êtres mi-animaux mi-machine, sortit dont on ne sait où, j’ai juste trouvé super dommage que ces créatures ne sont pas plus exploitées.

Ces créatures sur bien mises dans le contexte de l’époque avec les théories de Drawin. L’auteur a parfaitement su mélanger imaginaire et réalité.

Un autre point un peu « décevant », c’est que l’auteur est irlandais et parle donc des régions, villes, etc. irlandaises comme si le lecteur savoir de quoi il retournait. Pour les Irlandais, pas de soucis, pour la petite Française que je suis, c’est un peu plus embêtant. Mais fondamentalement, ça ne gêne pas non plus des masses la lecture.

 

J’ai l’impression d’en dire peu sur ce premier tome fort sympathique. Mais bon, scénario nickel, personnages nickel, humour nickel… Un vrai bon roman ado qui ne tombe pas du tout dans le nianian avec des sentiments de préado.

J’espère pouvoir me procurer la suite un de ces quatre, car je serai contente de voir comment les relations entre les personnages vont évoluer… surtout au sein de cette famille de fou !

 

Par Xian Moriarty - Publié dans : Littérature - Communauté : Plume Imag'In Air
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 13:42

"Tarots Divins, jeu 1 : la Sanguinaire" est le premier tome d'une série écrit par Aurélie Mendonça.

 

Synopsis :

Dans un monde qui ne valait plus la peine d’être sauvé et en lequel je ne croyais plus, j’ai décidé de faire régner ma propre loi. Chasseuse devenue vampire, paria, traîtresse, génie, rejetée par ceux que je protégeais et admirée par cette race que je haïssais, je n’ai aujourd’hui plus qu’une seule chose à l’esprit : ma vengeance.

Combattre pour gagner ma place sur le trône n’était que le premier pas.

Je m’appelle Elizabeth. Je suis désormais la reine des Vampires.

 

http://images-booknode.com/book_cover/277/full/tarots-divins---jeu-1-277219.jpg

 

Critique :

 

J'ai un avis assez mitigé sur ce livre et il a tendance à tirer vers le bas.

Dans pas mal de récits de jeunes auteurs que j'ai lus, les ressentis des personnages étaient souvent mis de côté au profit de l’action et des événements. Là, c’est tout le contraire.

 

Comme je le disais en intro, ce qui m’a le plus déçu dans ce livre, c’est le manque d’action. J’ai l’impression qu’il ne s’y passe pas grand-chose. Les événements sont assez linéaires, sans trop de suspense. Je me suis même demandé à quoi servait la virée au Portugal, car, pour moi, cela n’apporte vraiment pas grand-chose… hormis un livre, mais qui reste inexistant pour la suite des événements.

Mais le pire, c’est la mollesse et le manque de dynamisme des combats. Dès le premier affrontement, j’ai eu peur : il est expédié en un rien de temps sans vrai affrontement. Mais bon, vu les circonstances, je me suis dit ça pouvait passer. Cependant, j’ai vite déchanté. L’épreuve du labyrinthe. Quoi, c’est ça l’épreuve du labyrinthe me suis-je exclamée à la fin du passage ? Il n’y avait pas de quoi casser trois pattes à un canard. Le combat contre l’un des plus puissants chasseurs, descendant de Van Helsing. Et bien c’était nul. J’ai vraiment eu l’impression que l’auteur ne maitrisait pas les scènes d’actions et de combat. Ces derniers sont brouillons, on s’y perd parfois (souvent même). Et pour faire ma chieuse, je dois bien avouer avoir été un peu perturbé quand j’ai lu qu’Élisabeth se battait avec un bâton ou une épée dans une main et un fouet dans l’autre. Techniquement parlant, ça me parait difficile, car ces armes ne se manient pas du tout de la même manière… (c’est bien parfois de faire de l’escrime artistique). Je ne dis pas que c’est impossible, mais un peu (beaucoup) compliqué…et donc peu crédible (deux épées oui ; deux fouets oui ;  mais pas les deux en même temps).

 

Pour le scénario, il est pas mal, mais je trouve que le plus dur est fait au début. La suite est assez linéaire, sans vrai rebondissement… Par ailleurs, on situe assez mal l’univers. Les événements ont l’air de se passer plus ou moins à notre époque, dans notre monde. Cependant, il y a peu de chose pour situer correctement l’époque… Je sais que c’est assez moderne, car ça parle d’ordinateur… mais sinon, pas grand-chose pour situer. Idem pour l’environnement spatial. Paris, Londres… OK, ce sont des lieux géographiques existants, mais est-ce pour autant un monde assez similaire au nôtre ? Tout est tant focalisé sur l’héroïne que l’on ignore dans quoi elle évolue, hormis son petit monde de vengeance à elle.

Un truc m’a beaucoup perturbé. Il est mention de Dracula… Mais par rapport à Bathory, il a vécu bien avant ! Soit il y a un souci dans l’histoire, soit le Dracula évoqué n’est pas l’Empaleur… soit un truc que je n’ai pas capté…

Et puis il y a des choses sur lesquelles ont restes sans réelles réponses, comme Angélique… Elle sort d’où celle-là ? me suis-je demandé tout au long du récit.

Et puis bon, même si ce n’est pas super présent, ça m’a un peu barbé de voir que l’Amour était un des déclencheurs de toute cette histoire…

 

Comme dit dans l’intro, les sentiments et les ressenties, des personnages sont beaucoup mis en avant, ce qui donne de la profondeur à chacun d’entre eux. Surtout pour Élisabeth, Huan et Nilosh. Les autres personnages, je pense aux membres de la cohorte, ont été moins bien lotis.

Cependant, il y a quelques incohérences. Élisabeth dit qu’elle n’aime pas tuer gratuitement. Or quelques pages avant, elle et sa cohorte ont massacré un village…

Une déception pour moi fut de voir que les vampires sont, encore et toujours, des « jeunes ». Les gens semblent vraiment avoir un souci avec l’âge physique des vampires : c’est assez rare de voir des créatures de la nuit passer le cap des trente ans, et pire pour les décennies suivantes. C’est très désagréable de lire que Nilosh est un « vieux vampire » (300 ans) pour découvrir qu’il doit avoir le physique d’un mec de 25 ans !

Tiens, un point physique des personnages pendant que j’y pense. Ça manque de description à ce niveau-là. Élisabeth est la plus décrite, mais je trouve que c’est limite. La chose dont je suis sûre, c’est qu’elle est canon… Oui, comme c’est original ! J’ai été aussi perturbé par le fait de voir un japonais avec des yeux verts… Génétiquement parlant, c’est un peu compliqué…

Ensuite, les descriptions des habits manquent aussi cruellement. Du coup, on a du mal à savoir si les gens portent des jeans et des baskets modernes, ou des vêtements issus de leur époque (je pense pas mal à Niloch et Huan en disant ça). Et puis Élisabeth toujours dans des petites tenues sexy… Pfff, bonjour cliché de la vampire sexy à moitié nu ! Ça fait héroïne d’un nanar fantastique…

Nélia, Huan, Niloch… Je sais que j’ai tendance à le faire aussi dans mes écrits, mais les prénoms exotiques sans réelle explication de leur présence, ça me gêne de plus en plus… Mais bon, je suis assez mauvaise sur ce point-là…

 

 

Une déception aussi au niveau du jet de Tarot. Déjà parce que les explications de chaque carte/chapitre ne sont pas terribles. Il aurait mieux fallu donner l’explication de la carte sans donner ses implications dans l’histoire. Ensuite, c’est juste chiant d’aller en bout de livre pour trouver ces explications.

 

La couverture est bien ! Je me suis longtemps demandé qu’elle fût son lien avec l’histoire. Et je dois bien avouer qu’elle était bien trouvée. Malheureusement, le mystère qui émane de l’illustration ne se retrouve pas dans le livre.  

 

 

Au final, j’ai été assez déçu par ce livre. Je m’attendais à quelque chose de plus sombre, de plus violent et surtout de plus dynamique. La préface évoque l’aspect presque « cinématographique » du livre. Si je m’en tenais à ça, je dirais que nous sommes dans le nanar vampirique, un peu du genre à la Blood Rayne…

C’est dommage, car l’auteur a su éviter un écueil courant : celui des personnages pas assez approfondis. Si le monde d’Élisabeth est bien mis en avant, le monde dans lequel elle évolue n’a pas eu ce traitement.

J’ai presque un sentiment d’inachevé sur ce livre.

 

Par Xian Moriarty - Publié dans : Littérature - Communauté : Plume Imag'In Air
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 10:42

"Les haut-conteurs, Treize damnés" est le quatrième tome de la série des Haut-Conteurs d'Olivier Peru et Patrick Mc Spare

 

Synopsis :

 Perdu dans une grotte glacée, Roland est amnésique et prisonnier de sorcières qui l'empêchent de recouvrer la mémoire. Il tente de percer le mystère de ses bourreaux sans perdre l'esprit mais la folie est inlassable. Elle le dévore peu à peu et même un Cœur de Lion ne saurait lui résister. Pourtant les réponses aux questions qu'il s'est toujours posées sont à portée de voix... Car ses geôlières semblent tout savoir du Livre des Peurs. A Rome, Alexandrie ou dans les Alpes, les Haut-Conteurs cherchent Roland et Mathilde la Patiente. La jeune Eléna, le truculent Bouche-Goulue, Salim l'Insondable et Corwyn le Flamboyant collectent des indices partout et progressent vers le nord de l'Europe, sur la piste des 13 damnés et des origines du Livre des Peurs. Sont-ils prêts à découvrir ce que nul Conteur avant eux n'avait seulement osé imaginer ? Voici venue l'histoire mère de toutes les histoires, voici venu le temps des révélations...

 

http://a1.idata.over-blog.com/300x450/3/14/78/55/romans-suite2/hauts_conteurs4.jpg

 

Critique :

Ce n’est que du bonheur de retrouver les haut-conteurs ! Et quel plaisir de bouffer un livre en une seule journée ! Ah, cela n’était pas arrivé depuis fort longtemps.

 

Cette aventure prend donc suite à « Cœur de Lune », qui au passage est le tome le moins bien de la série.

 Ce volume est très sombre, très sombre ! Le roman commence avec la captivité et l’amnésie du jeune héros. Ses oublis donnent tous le charme au récit pour que notre jeune Roland se trouve à faire équipe avec Lothar Mots-Dorés de son plein gré. Ce qui fut fort jouissif pour moi, car j’adore quand des ennemis doivent s’allier (pour le meilleur et pour le pire).

L’écriture est toujours prenante. C’est presque une sorte de huis clos dans la montagne mêlant course-poursuite, recherches du Livre des Peurs et lutte pour la survie (tout en restant soft).

Cependant, je m’y suis perdue un peu, car on passe un peu du coq à l’âne dans l’action entre deux groupes de personnages (ex : les conteurs se battent, paragraphe en dessus, on parle d’autres personnages). J’ai aussi parfois trouvé les combats un peu brouillons.

Un autre défaut est qu’il n’y a pas assez de rappels des tomes précédents. Je ne me suis pas souvenu immédiatement des faits dont parlaient les conteurs, car cela se passait dans les premiers livres. Par ailleurs, il y a peu de descriptions des personnages principaux ce qui rend un peu difficile de les imaginer. Ma lecture des premiers tomes remonte à trop loin et j’ai lu trop de choses entre pour tout me remémorer.

Il y a aussi des choses qui m’ont un peu manqué, mais qui, je pense, pouvaient difficilement se mettre en place dans ce tome. Ce sont les contes des Conteurs et les exercices des élèves pour devenir de bons conteurs. Certes, pour Roland, la chose n’aurait pas été possible, mais j’aurai aimé voir Elena pratiquer son art.  

Une dernière critique peut-être… Ce serait que ce tome verse un peu trop dans le fantastique en comparaison des autres volumes. Cependant, c’est aussi le huis clos qui donne cette sensation (enfin, je pense).

            J’ai aussi beaucoup aimé les voyages des conteurs (pas Roland et Mathilde puisqu’ils sont prisonnier) à Alexandrie, Rome et… Bruxelles, avant de partir dans les terres froides du Nord de l’Europe ! Chaque lieu est bien mis en avant, on sent les différentes ambiances de chaque environnement, sans tomber dans le pompeux.

Et comme toujours, la fin nous laisse sur notre faim ! J’ai hâte d’avoir la suite (qui sort quand d’ailleurs ? Faut que je me renseigne) !

 

Ha Lothar, j’adore ce personnage et suis bien contente qu’il soit si important dans ce tome. Dans les précédents, il n’était pas autant mis en avant. Par contre, c’est vraiment l’archétype du méchant de la littérature jeunesse ! Il est vraiment méchant, impossible de lui trouver une vraie qualité. J’avais espéré trouver quelque chose de plus ambigu dans le comportement de Lothar, mais non… Mais ce n’est pas grave non plus. J’aime les méchants !

Sinon, j’ai été contente de retrouver tous les personnages des précédents livres (je parle des conteurs). Bouche-Goulue me fait toujours hurler de rire, et je plains le pauvre Salim qui doit le supporter !

La relation Roland-Elena est assez intéressante dans la tournure qu’elle est en train de prendre. Je ne dirai pas que j’aime ou non ce qui s’annonce, mais il y a quelque chose de sympa qui peut en sortir.

Roland a bien muri par ailleurs ! C’est plaisant de sentir qu’il devient un jeune homme et plus un jeune garçon. Cela va sûrement donner de bonne chose pour la suite des événements. J’espère juste qu’on ne tombe dans des romans entrecoupés de trop de problèmes d’adolescents !

 

Pour la couverture, je dirai que c’est la moins bien des quatre. Pour moi, elle illustrerait plus la fin du tome 3 que ce volume-ci.

 

Bref, cette série est toujours un vrai plaisir et je la conseille sans hésitation. Ce tome reste dans la ligne de ces prédécesseurs et offre une nouvelle histoire originale, toujours mystérieuse et pleine de rebondissements !

coup de coeurN&B

Par Xian Moriarty - Publié dans : Littérature - Communauté : Plume Imag'In Air
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 20:31

"Les Trois Mousquetaires (T.01) est un roman d'Alexandre Dumas, écrit en collaboration avec Auguste Maquet.

Juste, mon édition des Trois Mousquetaire se découpe en deux livres, soit deux tomes...Je commenterai donc livres par livres...Ce premier tome comporte les trente premiers chapitres...

 

Synopsis : Le roman raconte les aventures d'un Gascon   désargenté de 18 ans, d'Artagnan, monté à Paris faire carrière afin de devenir mousquetaire. Il se lie d'amitié avec Athos, Porthos et Aramis, mousquetaires du roi Louis XIII. Ces quatre hommes vont s'opposer au premier ministre, le cardinal de Richelieu et à ses agents, dont le comte de Rochefort et la belle et mystérieuse Milady de Winter, pour sauver l'honneur de la reine de France Anne d'Autriche.

 

http://popmovies.blog.free.fr/public/Affiches_films/00888784-photo-les-trois-mousquetaires.jpg

(bon, je sais c'est pas une couverture de livre...)

 

Critique :

J’ai enfin fini de lire le second et dernier tome des Trois Mousquetaires. Et franchement, on se fait chier ! J’ai été pas mal déçu…
On avait laissé nos amis avec un duel contre des Anglais parmi lesquels se trouvaient Lord de Winter, le beau-frère de Milady. Le récit contre principalement la vengeance de cette dernière contre d’Artagnan. Mais parfois, c’est lourd, y a se passe rien…
Ensuite, c’est assez subtil, mais on sent qu’il y a bien deux personnes qui ont écrit, surtout quand on enchaine descriptions et dialogues. Par ailleurs, parlons en des dialogues ! Des pages et des pages que parfois, ça en devient plus que chiant !
J’avoue avoir sauté trois chapitres : les jours d’enferment de Milady avant qu’elle ne soit exilée par son beau-frère (enfin, c’est la théorie de départ). Pendant, les 5 ou 6 chapitres, les auteurs décrivent comment la dangereuse femme fait pour séduire et retourner à son avantage le puritain Felton. Je n’ai lu que deux premiers chapitres, qui valent pour un jour, car c’était d’un chiant…A partir du moment où on comprend qu’elle va se le mettre dans la poche, la peine de continuer. Surtout qu’on n’est pas perdu dans la lecture en passant à la suite des événements.

Une autre déception, c’est Milady elle-même. Les auteurs, des hommes, n’ont pas su la rendre crédible à mes yeux. On a l’impression que c’est une girouette ! En fonction des situations, elle ne se comporte pas de la même manière, mais le tout manque de cohérence. Et puis, toutes les révélations sur elle à la fin font un peu too much !
Rochefort réapparait comme par magie, pour un ou deux malheureux chapitres, mais il ne sert à rien ! C’est nul ! Surtout qu’il devient bien pote avec d’Artagnan à la fin.

Dans cette partie du livre, les points de vue changent. Dans le premier tome, tout se passe du point de vue  de d’Artagnan. Là, il y a d’Artagnan, Athos, Milady et un peu Richelieu. Il y a des chapitres flash-back qui sont assez mal insérés. Bref, j’ai trouvé qu’on se perdait vite, surtout que certains chapitres concernant Milady sont chiants.
Une autre chose qui est confuse, c’est les sentiments de Richelieu. Dans le premier tome, on dit qu’il n’aime pas Anne d’Autriche, puis que s’il ne l’aime pas c’est parce qu’elle a repoussé ses avances. Dans ce second tome, Richelieu devient un amoureux transi qui va à La Rochelle pour foutre une dérouillée à Buckingham, tout ça pour les beaux yeux d’Anne d’Autriche !
Un mot sur Athos. Au contraire des films, ce dernier ne semble pas vraiment traumatisé de revoir sa femme. On est loin des séquences émotions ! 
Par contre, c’est appréciable de voir d’Artagnan pleurer, effondrer au décès de Constance ! On est loin des héros qui versent deux larmes à la mort de leur bien-aimée. Un vrai homme avec des sentiments !

J’ai donc été déçu. Il y a peu de duels, il n’y a plus de complot de cours, il n’y a plus autant d’action. C’est ennuyeux. 
Il y a des incohérences dans certains personnages.
Je comprends mieux pourquoi la plupart des films se contentent de l’affaire des ferrets de la Reine !
Sinon, je suis tout de même heureuse d’avoir lu ce classique.
 
 

Par Xian Moriarty - Publié dans : Littérature - Communauté : Plume Imag'In Air
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